dans Héroïne Green

Dimanche, ce jour où ralentir est plus aisé. L’univers de Célie alias Miss Blemish est une invitation à ralentir, à la douceur et au retour à l’essentiel. Une “petite parenthèse hors du temps” comme elle l’écrit si bien pour se présenter. Quoi de mieux pour ce dernier jour de la semaine. Célie habite Paris et s’est séparée à la rentrée de 496 objets (rien que cela et le tout en 1 mois!) , elle vous livre ses clés pour faire le tri et se recentrer sur l’essentiel.

CÉLIE – HÉROÏNE GREEN #7

Je m’appelle Célie, j’ai 25 ans et je vis à Paris. En dehors de mes études, j’écris et je photographie les détails doux et discrets qui font sourire le quotidien. Parmi eux, on peut trouver des tartines à la purée d’amande et au miel d’oranger, des conversations qui refont le monde jusqu’à tard dans la nuit et le plaisir de lire bercée par le bruit de la pluie.

Depuis 2012 je leur donne toute la place sur mon blog Miss Blemish (http://missblemish.fr) où je partage mon cheminement vers un lifestyle souriant, slow et inspirant. Sur ses pages, la part belle est faite aux petits gestes qui changent tout, aux jolies découvertes et à une recherche (souvent à tâtons) de simplicité et d’essentiel.

Des moments bien partagés, des loisirs gratuits retrouvés, réinvestis et réinventés, des croyances interrogées et de nouvelles choses à apprendre et aimer voilà le programme qui m’anime ces temps-ci. C’est ce qui m’a donné envie de participer à ce projet nécessaire et bienveillant lancé par Cécile : pouvoir partager une partie du fruit de ces recherches et expérimentations. 

En rentrant de vacances mi-août et profitant de l’énergie propre à l’été qui me donne toujours envie de me lancer dans milles et uns projets, j’ai décidé de commencer un Declutter Challenge. Pendant 31 jours j’allais me débarrasser chaque jour du même nombre d’objets que le nombre du jour (jour 1 je me débarrasse d’1 objet, jour 2 de 2 et ainsi de suite…)

Plein de raisons me donnaient envie de faire ce défi parmi lesquelles celle d’y voir plus clair, de ne garder que ce qui me servait, de simplifier mon quotidien (notamment tout ce qui a trait à l’entretien de mon appartement car qui dit objets dit entretien, nettoyage et stockage) mais surtout l’envie de pouvoir donner la seconde vie la plus appropriée à chaque objet dont je me séparais plutôt que de devoir les abandonner dans la précipitation d’un déménagement.

Si ce tri n’était pas le premier, il fut assez différent des précédents et ce, je crois, grâce à toutes les lectures et expérimentations qui ont accompagné mon année et bouleversé mes routines quotidiennes, redéfinissant au passage ma notion de « besoin ». Ces derniers mois, j’ai appris une foule d’astuces pour utiliser tous les objets que je possède au maximum de leurs fonctionnalités, remplacer les objets à usage unique par leurs équivalents réutilisables, trouver des ustensiles/outils/objets multi-fonctions et délaisser ceux à usage spécifique et/ou limité (utilisés seulement occasionnellement). J’ai également appris via ces questionnements à observer mes habitudes et à identifier clairement parmi tout ce qui m’entoure ce dont je me servais ou non. J’ai pu découvrir et dessiner ma manière de fonctionner, faisant ainsi le tri parmi les schémas qui m’avaient été transmis pour ne garder que ce qui me convenait.

Je me suis ainsi séparée de tous ces objets que je possédais en doublon sans en avoir l’utilité, de ceux qui étaient abîmés, de ceux inutilisés, de ceux qui m’avaient été prêtés et que je n’avais jamais pris le temps de rendre ou encore de ceux encore qui ont été vidés grâce au challenge.

En 1 mois j’ai mis de côté patiemment 496 objets n’y croyant pas moi-même d’avoir pu trouver autant d’affaires dans mon appartement pourtant pas si grand. Certains trop abîmés pour connaître une seconde vie ont été jetés mais la plupart ont trouvé une nouvelle vie, donnés, recyclés, réparés, vendus ou transformés.

Forte de tous ces questionnements face auxquels la nécessité de trouver chaque jour le nombre d’objet donné  m’avait placée, j’ai pu poursuivre mon cheminement vers une consommation différente.

Depuis ce tri, voici les pistes que j’ai explorées pour me soustraire à l’envie d’accumuler : 

TERMINER/REPARER/EMPRUNTER AVANT DE RACHETER

C’est une règle que j’applique depuis longtemps : éviter de constituer des stocks. Aliments, cosmétiques, produits d’entretien, j’essaie de n’acheter que ce dont j’ai besoin chaque semaine et de ne pas sur-anticiper le rachat des produits qui se terminent : j’attends d’avoir presque terminé pour racheter. Cette méthode m’a permis de respecter plus facilement mon budget et de ne plus aussi souvent tomber dans le piège des promotions qui nous font acheter des choses dont nous n’avons pas besoin et que nous n’aurions pas achetées sans promotion. Comme je fais mes courses « en direct » et non en ligne, les promotions sont un piège auquel je suis beaucoup exposée, j’essaie donc de m’y soustraire autant que possible.

LIMITER SON EXPOSITION

Courriers, newsletters, comptes des marques sur les réseaux sociaux, sms promotionnels… les sollicitations publicitaires sont légions dans notre quotidien. Si nous n’avons pas de prise directe sur toutes (je pense notamment aux publicités imposées sur certains sites ou aux panneaux publicitaires publics), j’ai essayé de me soustraire au maximum de celles pour lesquelles j’en avais la possibilité. J’ai limité le nombre de newsletters et de marques suivies sur les réseaux sociaux et suspendu bon nombre de courriers qui m’étaient envoyés à domicile. Un autocollant « Stop Pub » devrait suivre sur ma boîte aux lettres afin de limiter encore cette exposition.

DE NOUVEAUX CRITÈRES D’ACHATS

En vrac : Production éthique – Durable  – Recyclable – Zéro déchet – Multi usages  – Multi fonctions  – Utilisation fréquente – Non remplaçable par un objet que je possède déjà – De seconde main | Si tous ces critères ne peuvent pas être remplis pour chaque achat, ils guident néanmoins mes recherches et mes choix de sorte que je m’interroge vraiment avant d’acheter un nouvel objet. D’avoir découvert chacune de ces facettes, j’explore des options qui jusque-là m’étaient quasi étrangères notamment le seconde main. Et c’est une chouette découverte qui m’a permis de renouer avec le bricolage et la rénovation de meubles, deux activités que je ne pratiquais quasiment plus et qui me manquaient.

UN OBJET QUI ENTRE, UN OBJET QUI SORT

Il s’agit d’un classique mais il a du sens : pour rester à l’équilibre et ne pas ré-encombrer, il ne faut pas ré-accumuler. C’est la suite logique du point précédent : n’acheter que lorsque c’est nécessaire pour remplacer un objet hors d’usage dont on a l’utilité. 

 

Si vous souhaitez en savoir, tous les précieux conseils de Célie sont à retrouver en détail dans son article très détaillé et passionnant !

Toute photos ont été réalisées par Célie.

Célie  – @missblemish

http://missblemish.fr

 

Et vous, avez vous déjà réalisé un énorme tri dans vos affaires ? Quels sont vos conseils ?

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